Poésies sans préambule et sans foi


Souvenance

Le papotement incessant d’ insectes maudits
remémore en moi des souvenirs enfouis.
Inoculant leurs plus profonds secrets
dans les tiroirs de ma mémoire .

Au fond du bocal dansent les batraciens
grenouilles rigolardes et vipères moqueuse
gouaillent de plaisirs .
Indécentes et rebelles, dans leurs carrosses dorés
les belles se lamentent de tant de bonheur
enténébrant les pensées qui me hantent.

La liqueur noire coule dans le foyer rougeoyant
tandis que résonne le tremblement des tuyauteries .
Une nuée de casques multicolore se déplace
dans un nuage de poussière noirâtre .

Le hurlement des sirènes perce la nuit
la vieille usine brille de ses milles ampoules
tel un ciel étoilé perdu dans la galaxie
humant l’odeur des gaz et du soufre.

Le vieux cheval à défait sa crinière
l’ouvrier agricole le suit sans bruit
Tous deux chantent une vieille complainte
et s’éclipsent dans le manteau de la nuit.

Trans mémoires blues

Trombe d’ images défilantes , diaporama interne à mon cerveau, clips fous et rapides, vagues brides de souvenirs de ma jeunesse, de l’enfant, de l’adolescent, du monde du travail, des loisirs, de la militance, rien ne se mélange, mais rien ne se suit, de nombreuses périodes ont disparu dans l’oubli.
Mes silences ne me réveillent plus, mon sommeil s’est endurci. C’est une danse monosyllabique qui berce mes pensées, de bribes en brides, les trous noirs s’éclaircissent, les puzzles se recomposent doucement.
Je traverse une nuit sans fin, je me lève et je me couche au petit matin, entre les deux, parfois une amnésie s’installe, seuls les rêves sont là, constants, plusieurs mois, voir plusieurs années sont passées et je les reprends là ou je me suis arrêté comme on reprends le chapitre d’un livre..
Je suis un vieux matelot qui reste à quai, semant des mauvaises graines dans un océan asséché.
Il m’arrive de passer devant les choses sans les voir réellement, éternellement absent pour le commun des mortels, je vis ailleurs, leurs mots cafouillent comme des incongruités malfaisantes, sens et non-sens dans cet univers inculte où se glorifient les porcs, je ne peux me conformer à cette cupidité profondément enracinée au fond de l’écuelle qui leur sert de cervelet, à leur analphabétisme glorificateur.

Cette irrationalité de la vie me donne la nausée, l’individu glorifiant son bourreau,

On peut se demander pourquoi vingt milles ouvriers sous-payés , spoliés, insultés tous les jours que font leur vie, restent momifiés face à leur condition, pour quelques sous qui ne leur suffisent jamais, s’écrasent comme des merdes devant quelques cadres et dirigeants qu’ils leur serait si facile d’exécuter .

Ce contentement d’être méprisé sans cesse, cette joie de vivre dans l’avilissement et l’inculture, il faut bien le dire, me troue le cul.

Il importe peu de savoir pourquoi un pauvre va voler un pain parce qu’ il a faim ou pourquoi un individu va tirer dans un conseil municipal quand il en peut plus de sa vie

Ce qu’il nous faudrait comprendre et expliquer, c’est pourquoi la majorité de la population ne vole pas les riches et ne tue pas leur patron et les politiciens qui les gouvernent, alors que tout les y oblige.

Écrivains et pisse-copies nous bourre le mou de mensonges avec de la littérature de chiottes, polluant des cerveaux déjà bien amoindris, romançant la moindre vie d’une belle-mère ou d’une première dame ayant souffert d’un cancer au cul ou d’une pensée malthusienne qui lui secouait le cocotier et celui de son psy, ce dont tout le monde se fout, ces millions de livres sans cesse dans les cartons d’ invendus et de retour à l’envoyeur ne font que le bonheur des transporteurs routier.

Leurs informations fabriquées de toutes pièces par des « spécialistes de l’esbroufe », politologues et proctologues de la pensée rectumienne des États, nous rabâchent sans cesse les éternels « Si vis pacem, para bellum ». » Faute de blé on mange de l’avoine.  » a quia, a posteriori, a priori, a parte, a minima…..

Et mon cul c’est du poulet.

image tirée d’un vieux film

Le poète à toujours raison

D’Ovide à Aragon , le chemin de la poésie.
est parsemé de souffrances et de cadavres.
on meurt donc plus de raison que de déraison.
la poésie est un vaste labyrinthe jonché de palimpsestes .

et tous y ont gravé leurs désirs et leurs rêves.

Villon, Nietzsche, Maïakovski, Tzara, Cravan, Igé, Baudelaire, Rimbaud.
Artaud, Verlaine, Mallarmé, Poe, Lautréamont, Prevert, Duprey, Michaux,
Salabrreuil. pour ne citer que les plus connus, avec des milliers d’autres troubadours
ont donné vie à cet immense parchemin de versification.
Écrire, c’est aussi combattre et résister.

C’est dans les livres ,la littérature, que se forge la culture.
C’est dans les médias audiovisuels que se sont renforcés le mensonge, le crime et
La perversité, l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.
Rien ne vaut une fausse vérité filmée pour faire avaler la couleuvre
C’est à ça que servent les artistes , les fous du roi, les pantins du petit écran.
Qu’on les coupe en morceaux et qu’on les donne aux chiens
Le monde sera bientôt une chape de béton munie d’un immense
filet de protection qu’il nous faudra déchirer sans cesse .
Devrions-nous nous cacher dans les fissures de ciment.

je suis , je reste et resterai un éternel adolescent.
J’aime les péniches, le jeune Rimbaud et les pieds nickelés
J’aime les bruits de la mer, sentir les vents, admirer les oiseaux, les tempêtes
J’aime l’amour fou, les révoltés, les mots justes, ou juste les mots
J’aime les arbres, les livres la charcuterie allemande
J’aime les outils bizarres, les crochets du gauche
J’aime les empilements de livres et d’objets hétéroclites
J’aime ces égarements dans les folies quotidiennes
J’aime ce silence de la nuit
J’aime les cris d’oiseaux
J’aime l’anatomie , l’âne à tommy aussi
J’aime la complexité, la simplicité, la difficulté
J’aime tourner à gauche, perdre mon chemin
J’aime les odeurs des temps
J’aime à réinventer l’amour

J’aime les femmes et leur douceur éphémère
Le bon dieu me le pardonne, je suis amoureux.
Je n’aime pas la loi, l’ordre établi, les abrutis quoi !
Je n’aime pas ceux qui tournent toujours dans le même sens
Je n’aime pas les sens giratoires, les sens interdits
Je n’aime pas les cages à poules, ni les poules en cages
Je n’aime pas le développement durable
Je n’aime pas les cons qui marchent au pas du clairon
Il est temps que sonne le glas des marchands de canons
Que notre révolte ne soit pas dans un site-Web à la noix
Que le sang des cons soit le berceau de la révolution
Il nous faudra cogner dur et juste, sans pitié aucune
Alors, seul le sang des nobles abreuvera nos sillons

Je voudrais avoir mille vies, et un peu plus encore
Je voudrais marcher sur l’horizon, toucher du doigt le soleil levant
Déchirer la toile pour voir en dedans, y écrire en gros mon mal de vivre
Je voudrais comprendre ce que nous disent les vents
Je suis pour une écriture désinvolte, réfléchie, déchirée, maladive, automatique.
J’ai du mal à rattraper mes mots, ils fuient à peine sortis de mon cerveau.
J’ai parfois du mal à me joindre .
Et la colère me fait parler à l’envers
Cent dix kilos, ça en fait des gros mots
Je manque de mots doux , de temps clément , d’amours frénétiques
Je recommencerais bien tout depuis le début, encore une fois, s’il vous-plaît
Juste une soixantaine d’années de plus
Je ne voudrais pas mourir d’un mal au cul
Je suis l’infâme vagabond sans foi ni loi
Je marche sur l’invisible jardin suspendu de mon imagination
Un jour ils me jugeront d’un regard pervers
Puis ils me pendront à leur potence à gibier
Je crache sur ce monde cravaté


Je suis un colis-maçon sous un escalier de verre
Je retourne derrière le miroir , juste pour voir
Je veux me refléter dans l’infini des choses
J’ai mal dans mon antre , je chie sur les religieux
Je suis un écartelé du ci-boulot
Un artiste sans art, un ouvrier œuvrant sans cesse
Je dévalerai vos escaliers un matin de printemps
L’œil peint et la frimousse empaquetée dans un linge de douceur
Me fuir sera vous fuir
Toute ma vie je me suis enivré de littérature et de rêves
J’ai tapé dans la pierre
J’ai même tapé dans l’œil de quelques-unes
J’ai pas toujours tapé dans le mille
J’ai joué avec le feu.
J’ai parfois loupé le coche.
J’ai pas toujours eu raison, mais les autres ont toujours eu tort.
J’ai toujours rêvé de mordre un éléphant en colère.
Sans doute que l’état de mes dents n’a pas favorisé le passage à l’acte


Pour toi Gudrun à qui la vie n’a pas toujours été en rose.
Pour ton regard qui tue dans les coins et ton nez mi-aquilin.
Pour ta grande fragilité à fleur de peau.
Pour ton humour hardi qui aurait fait pâlir Laurel.
Je te donne ce poème, sans peur et sans reproche.
Qu’il te raccroche à cette douceur de vivre.
Que l’on devine dans le fond de tes grands yeux bleus.
Regarde au loin, de l’autre côté, c’est pour nous .
Sur une tâche grise, il y a un bateau qui part à la dérive, comme un bruit saugrenu.
Ne restons plus dans le silence.

Ivresse d’automne

L’ immobilité de la matière m’ exaspère
Je veux voir et toucher le fond du vide
Chevaucher les hippocampes bleus
Retoucher l’infini de la pointe de mon pinceau

L’ombre d’une mémoire endolorie
crachant sans cesse ses imprécations
Brides éparses de souvenances séculaires
raréfiant mes rêves les plus enfouis

Pompeuses suppositions d’une époque révolue
les douleurs deviendraient elles indispensables
aux seuls dépréciateurs d’un monde vénale.
Assurons nous de descendances cruelles.

Libérons les sardines
C’est en édentant que nous deviendrons èdenteurs
professant des louanges cauchemardesques
sur les croix des enfances attardées.

Je voudrai des temps infinis et calmes
Sommeiller sur des vagues océaniques
être engloutit par les flots et disparaître
dans un tourbillon de bonheur sans fin.

Pas fière de l’être

L’étrangeté de l’être me fascine
Le cul sur la lune, je refais le monde, le mien
Et je vois tous ces culs qui refont le monde et ne se parlent presque plus
L’irrationnel, c’est bien cette absurde collaboration avec la barbarie
Cette immonde veulerie qu’est le monde du mensonge où nous vivons
Aujourd’hui il faut plaire à dieu, à l’état, il faut être :
Pleutre, servile, hypocrite , aboulique, citoyen quoi
Menteur, spéculateur, électeur, dénonciateur, citoyen quoi
Il faut avoir des projets porteurs
Avec sa banque, son assureur, son commissariat, son patron, sinon quoi
Aujourd’hui pour ne pas être suspect il ne faut pas :
Avoir des poils sous les bras, une carte de syndicat
Cracher sur les curés, affabuler les dulcinées
Être pauvre et anti­curé, forniquer païennement
Paraît que le capitalisme se meurt, aidons­ le
Pour une fois tirons sur les ambulances, pas de quartier
À boulet noir et rouge
Faisons leur péter la courge

Mon ami le mot

Du chantre des poètes
Au chancres grammairiens de la novlangue
La vivacité d’esprit s’est éteinte à petit feu
L’impitoyable gloutonnerie culturelle
Grignoteuse infatigable des cerveaux
Rabote les mots à la racine.
En inverse les sens profonds
Mais, reste encore moult alchimistes, éthérés de l’écriture
Insensibles à la pression affairiste du word wide web
Qui passionnément continuent à inonder de leur prose
Ce monde voué à l’illettrisme d’état.
C’est avec la plume qu’il nous faut exprimer
Notre désire à vivre la poésie qui nous habite
La plume au cul s’il le faut
Nous réinventerons le monde

Diversités du sens

Mon âme est une pensée abstraite
Imprécise, machiavélique,
Redoutable pensée interprétée
Partant de mon plexus
Déraisonnable, complexe
Mon sens artistique vient de là
Imagination, raison, déraison
Mémoire située dans l’antre
Ventriculaire de mon cerveau
J’ai rangé mon cortex cérébral
Dans les plis de mon épiderme
Je me lave au savon d’orties
Je me sèche au torchon d’oignons
D’où mon éminence grise
Piquée au vif tous les matins
Par un tel traitement
Est en renouvellement permanent

Mauvais penchants de l’âne

Je vais de rature en rature
remplissant mes poubelles de papiers froissés.
Si l’on étudie l’épigraphie de mon écriture
on pense tout de suite « vache espagnole », vieille expression française,
mais vu d’un peu plus prés, on devine des hiéroglyphes
plus vieux que le monde, indéchiffrables pour un esprit cartésien.
Sortie d’un pays lointain, entre mon imagination et mon âme,
cette abstraction intelligente situé entre mon cerveau,
mon plexus et mon ventricule
Galien disait que l’âme raisonnable est un complexe de fonctions
qu’il nommait imagination, raison et mémoire.
Certains confondent volontiers l’âme et l’âne, cette étourderie
prouverait s’il le fallait qu’il existe une dualité entre l’âne et le corps.
A la mort de l’âne le corps reste seul dans une sordide existence.
Car si l’âme est immortelle , l’âne qui n’est ni principe de pensée ni de volonté
meurt, bien souvent après un bon repas.
Les âmes mortes se ramassent à la pelle, tu vois, je n’ai rien oublié.
Les ânes morts se ramassent seul et ans appel .
Posons nous cette question essentielle
Y a t’­il un âne de beauté dans toute mauvaise pensée, si oui
alors l’âne est immortel

L’amulette facile

Ils sont partis bien tôt, si loin, sans rien nous dire, sans faire de bruit.
Souvent je ferme les yeux pour mieux les voir, sur un rivage lointain,
nos regards se croisent, ils me sourient et je leur souris aussi.
Seuls restent mes souvenances éphémères.Calligraphies et objets hétéroclites
jonchées sur le sol de la vieille deux-­chevaux, bois et pierres sculptées
tombés dans l’oubli des greniers familiaux.

Le poète est mort dans sa solitude, il ne s’est plus alimenté,
depuis quelques temps, il se perdait, happé par l’espace comme il aimait le dire.

Ombre dénudée au petit matin, enveloppé dans les brouillards d’une soirée riche de
rencontres, follement alcoolisée , succombant aux plaisirs
des douces nuits agitées d’une adolescence frénétique.
Tu es parties sur cette tache grise, sur ce bateau imaginaire,
et je n’ai pas su te retenir, te dire combien nous étions proches,
et basta ! notre amour n’est pas mort, je te parle parfois la nuit,
et tu me réponds, mais bien sur je n’écoute pas, je suis incorrigible .

Je suis mort je ne sais combien de fois, je me construis de décès récursifs,
me forgeant du métal le plus noble à chaque revivance.

Nous rentrions au petit matin, hirsutes, amoureux, souriants et pleinement satisfait
de nos logorrhées, le ventre rassasié par nos ripailles tardives copieusement
arrosées de mots et de spiritueux.

Dans cette vie nocturne faite de discussions sans fin , entassés dans de petites salles
enfumées, de forums en ciné clubs, bien souvent en sous ­sol où au fond d’une cour vieillotte,
puis de nouveau de bistrots en restaurants de nuit.
Imperturbables dans un brouhaha épouvantablement enfumé, nous trouvions ici notre
bonheur et nous refaisions le monde toutes les nuits, finissant une fois chez les uns,
une fois chez les autres, des rencontres, des amours naissaient et se finissaient
au sein de ces affinités singulières.

Nous défilions sans cesse, pour toutes les causes sans exception, courant de meetings en
manifs, de rassemblements en concerts, de cinémas en débats, de disputes en bagarres, de
liaisons en ruptures, de collages d’affiches en réunions, notre vivier semblait inépuisable de
découvrances .

.Chaque jour ou presque était une découverte, celle d’une personne, d’un auteur, d’une idée,
d’une ville, d’un lieu nouveau.
Au grès de nos errances des affinités et des rencontres naissaient et se défaisaient.
nous nous nourrissions de ce contre-courant alternatif pour nous sentir en phase avec nous­
mêmes.
Au fur et à mesure que nous forgions nos idées, nous bouchions nos artères.
Dans cette formidable contradiction, nous débattions, luttions contre la tristesse d’une
culture transgénique lissée par de vils faquins.


Alea jacta est

Trouvère s’il en est, je me raille de ma verve
je suis un étymologiste drolatique sans racine
Soustrait à l’obsolescence programmée du genre littéraire
Prévalent d’une proto-langue révolutionnaire
J’emmerde les spécialistes de la xyloglossie
:« Je la cause comme je la suis et je la répète »
me racontait un bon bougre dans la détresse
Fort de sa conversation captivante, je répliquais illico
:« un écureuil qui se gratte les noix, ça n’existe pas ?
Il n’’insista plus et disparut dans un brouillard
Suspendu à la tangente de la confusion
Je prête à rire et à penser
Sur l’autel de la dérision, je vais sans crier gare
De vers­coquins en persiflage je fais haro
Nul ne m’oblige, mais les inflexions m’enlisent
Dans une phonétique inflationniste
Agre agre agre, beu ba bi bo euh !je résiste !
La poésie est dans la mue.
Un soir de printemps je partirai
Avec le plein de mots avant-coureurs
Aucun matin ne viendra me chatouiller

Agrilak Kaligra

L’équilibre précaire, l’amante religieuse
amouraché d’un artifice au dialecte charabiatant.
Le cerveau rongé de constantes migraines
haranguant les foules de sa verve méridionale


le poète trouble l’ordre de ses baragouinements,
ifac doulatour de kaligra nonoharybac jifredoux.
l’oiseau chante ce doux refrain sans interruption
et le poète lui réponds en gonflant ses poumons
xouderfig cabyrahonon agrilak ed routaloud cafi.


écriture éparpillée d’une mémoire insoumise
le poète et l’oiseau brisent la rigueur des mots
de la bouche de l’oiseau au bec du poète
ricochent en cœur les syllabiques dissonances.

Rêveries

Étrange oscillations de lumière
Flammes incandescentes .
Insensible au renversement des sens
d’un jeux débuté dans les temps jadis
Au fond d’un profond sommeil
Une rêverie circulaire
furieusement irréaliste
me montre du doigt.
Échec et Mat
bruits, cris, hurlements
dans la tête se bousculent
Errant comme un corps vide
Chahuté par une pensée éphémère
dans un cimetière de mots obsolètes
Fuyant les temps morts
et les chimères de la vie.
souriant d’un rictus gauche
dans un univers froid.
Seuls les mots respirent.
Mais pour dire quoi, à qui
dans un monde débordant
de culs-de-jatte du cerveau
vendus comme des radis
sur le marché des ombres.

Demain vois-tu

Je ne suis plus sur de rien
Un vide m’emplit le corps
je disparaît dans l’abîme
est­ ce la douleur du néant
qui me remplit de haine
je saigne des hurlements
de rage et de violence
Et mes cris se sont tus
ils sont devenus trop durs
et ont éteins mes sons.
J’ai cherché dans la nuit
le noir qui fait rêver.
Au travers des paupières
se devinait la lumière
Brûlot de polémiques
piqûres de mouches à merde
tatouant l’horizon
de jurons anarchistes
Éructant d’inconcevables
pensées nauséabondes
chimères des illusion perdues.
Je baiserai ton front
mon enfant mon amour
j’ai tant fauté d’aimer
je vais mourir sous peu
Insaisissable sentiment
de soulagement et de douleurs
étrange dilemme que ce choix
entre la peste et le Choléra
je veux juste voir l’instant
ou rien n’aura d’importance
alors je toucherai les vents
et je te sourirai pour l’Éternité.

poésies écrites par momos

une lecture bénéfique

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